Que Viva Eisenstein - DVD : Que Viva Greenaway !

Florian Descamps | 12 novembre 2015
Florian Descamps | 12 novembre 2015

Biopic ludique, hommage poignand et pédagogique, Que viva Eisenstein ! sort ce 17 novembre en DVD. Pour son dix-huitième film, Peter Greenaway a-t-il l'honneur d'une belle édition ?

Qu’il est bon de parler à nouveau de Que viva Eisenstein !. Sortie en salle l’été dernier, cette 18ème fiction de Peter Greenaway - qui devait à l’origine n’être qu’un documentaire - se penche sur la période passée par Sergei Eisenstein à Mexico en 1931, où, contraint de rebondir suite à son exil forcé d’Hollywood, il vécut les dix jours les plus intenses de sa vie. La toile de fond fait évidemment référence à Que Viva Mexico !, film-arlésienne qu’il ne montera jamais (Grigori Aleksandrov s'en chargera pour lui 30 ans après sa mort) et que d’aucuns considèrent comme son meilleur. Mais loin d'un énième biopic et, en bon plasticien qu’il est, Greenaway livre ici un poignand film-hommage; avant tout à l’homme, parfois à l’icône, surtout au monteur. Une sortie DVD événement qu'il ne faut donc surtout pas manquer.

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Et entre les mains de Pyramide Video, cela donne une édition en tous points remarquable. Oeuvre plastique passionnante, Que Viva Eisenstein ! est un régal rétinien auquel son master rend ainsi honneur : les couleurs sont éclatantes, les contrastes cinglants et la définition impressionne. À l’image de certains plans nocturnes dans la chambre du maestro, on en regretterait presque qu’il ne s’agisse là que d’un DVD. Côté son, deux VO en Dolby Digital 5.1 et 2.0 répondent à l’appel. Si toutes deux s’avèrent très recommandables, on ne cachera pas notre préférence pour la multicanale qui, plus claire et dynamique, magnifie les nombreux morceaux de musique classique du métrage.

Au rayon supplément, un passionnant entretien avec Peter Greenaway (Que Viva Greenaway , 21min17) vient compléter le film. Généreux en anecdotes sur son travail, l’artiste se confie sur sa découverte tardive d’Eisenstein, l’admiration qu’il lui porte pour sa maîtrise du montage ou l’importance qu’il accorde à la « petite » histoire de l’homme, révélatrice pour lui des métamorphoses que vivait alors l’Occident. Et parce qu’il y transpire également ses névroses intimes, exégèses d’Eros et Thanatos, voilà un module sur lequel il faut absolument se jeter.

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Résumé

Fantastique édition donc que ce Que viva Eisenstein ! de Peter Greenaway. Disponible dès le 17 novembre.

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