True Detective, Saison 2 - Blu-Ray : L'heure de la réhabilitation ?

Florian Descamps | 30 janvier 2016
Florian Descamps | 30 janvier 2016

Oeuvre dépréciée, condensatrice des tics et névroses du Polar, True Detective - Saison 2 est enfin disponible en Blu-Ray. Que vaut l'édition ?

Serait-il déjà l'heure de réévaluer les dernières aventures de True Detective ? Passé la déception engendrée par sa diffusion TV, force est de reconnaître avec cette sortie Blu-Ray, que cette seconde saison vaut en effet plus que les critiques dont elle fut l'objet, peinant à réitérer le miracle du duo Woody Harrelson/Matthew McConaughey sans être toutefois dénuée d'intérêts. C'est que, malgré des intrigues abstraites et une écriture étirée parfois en longueur, le show-runner Nic Pizzolatto et ses équipes ont une nouvelle fois enrobé leur oeuvre d'une mise en scène inspirée, restituant les paysages de Los Angeles avec une photographie léchée et des mises en cadre rappelant le Police Fédérale, Los Angeles de William Friedkin. Le quatuor d'acteurs réunis étonnant par ailleurs par sa justesse et son implication (Vince Vaughn est transfiguré), on vous conseille fiévreusement d'y rejeter un oeil.

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C’est évidemment Warner qui se cache derrière le Blu-Ray et si l’éditeur livre une édition convaincante, elle n’est hélas pas exempt de réserves. Ainsi, si on loue un découpage en 3 disques et les grandes qualités de son master, parfait écrin des couleurs et contrastes de la série, on ne peut que déplorer l'absence (trop habituelle chez Warner) d’un mixage HD sur la VF du disque, contrainte ici à faire avec un efficace, mais simple DTS 5.1. Il faudra donc se tourner vers la VO et sa piste DTS-HD Master Audio 5.1 ample et parfaitement spatialisée pour une expérience optimale.

Au rayon des bonus, outre 2 commentaires audio de Nic Pizzolatto, Scott Stephens et quelques comédiens sur les épisodes 4 et 8, passionnants, mais non sous-titrés, seuls trois modules à l'intérêt relatif viennent compléter la série. Si on passera ainsi vite sur Dans les coulisses de True Detective (10min16) et La Californie façon True Detective (3min56), publicitaire ou bien trop court, Création du "Massacre de Vinci" (29min28) éveille l'intérêt. Sorte de Making Of de l'intense fusillade qui clôt l'épisode 4, elle révèle en filigrane l'engagement méticuleux et physique des équipes et comédiens sur le tournage. À voir.

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Résumé

Édition mitigée que ce coffret Blu-Ray de la saison 2 de True Detective. La faute à une VF privée de mixage HD et des bonus malheureusement trop discrets.

commentaires

Bolderiz
01/02/2016 à 22:36

Oui en effet je confirme que ce n'est pas moi...

La Teub
01/02/2016 à 11:10

lol Bolderiz a un style que t'a pas mec neessaye pas de l'imiter c peine perdu le dernier mess c pas Bolderiz

Bolderiz
31/01/2016 à 21:58

C'est encore le faux Bolderiz qui a répondu dans les deux commentaires précédents, mec t'as que ça à foutre de ta vie? Tu gagnes quoi à jouer l'imposteur?

Bolderiz
31/01/2016 à 14:09

Oui Wut, tu as tout à fait raison...

Wut
31/01/2016 à 11:15

T'inquiète Bolderiz (le vrai) : y'a une tâche qui multiplie les pseudos, tente d'amorcer des débats en s'insultant lui-même sur des tas de sujets, bombarbe de messages et essaie de provoquer pour s'occuper. A ce stade là, le mieux est effectivement de s'abstenir, et répondre aux vraies personnes qui discutent ciné et série

Bolderiz
31/01/2016 à 09:33

@pseudo je ne vais prendre que peu de temps pour te répondre car cela ne vaut pas la peine: tu es aussi minable que lamentable. Ton commentaire ne signifie rien, tu n'es rien, ton avis ne vaut rien. Bref, le néant et toi, c'est idem...

Florian Descamps
30/01/2016 à 23:11

@2cloo : Mais je n'ai jamais dit que Cary Fukunaga n'avait rien fait sur la première saison de True Detective. Je parle de grandes lignes, de la vision qu'a Pizzolatto dès le départ, et que Fukanaga, en réal, a pour consigne de mettre en images.

Certes, le raccourci est facile, et je comprends votre grief sur le manque de nuance de la phrase (que je viens d'ailleurs d'éditer), mais jamais il n'est question de réécrire l'histoire, tout au plus de parler de standing respecté sur cette saison 2. Au moins formellement.

Lane48
30/01/2016 à 19:46

Adoré la saison 2. On garde le coté esprits tourmentés et fantômes du passé mais on change tous le décor et on construit un quatuor assez fascinant. Tous complémentaires. Un fantastique puzzle s'assemble. L'écriture au noir de Pizzolatto fait encore des merveilles. Jouissif. Très bon Blu-ray ( La VF sur ce genre de titre et avec de tels jeu d'acteurs, très peu pour moi)

2cloo
30/01/2016 à 19:12

Autant pour moi pour le statut de prod de Pizzo mais ca ne change pas que la mise en scène et la photographie ne lui appartiennent pas, vous êtes d'une mauvaise foi crasse, Jamais à-t-on osé attribué la photographie à un scénariste showrunner, jamais à-ton félicité un scénariste pour la mise en scène,, jours après jours, vous vous enfoncez dans un trou ou vous vous amusez à réécrire le Cinéma, il serait peut être temps de retourner en classe. Et je vous trouve soit de mauvaise foi, soit aveugles pour oser dire que Cary Fukunaga n'a été que l'artisan de sa vision, comparez les 2 c.v et l'évidence saute aux yeux, sans Cary, Nic n'aurait Jamais emballé la saison 1 de True Detective de cette manière, regaradons ensemble l'après saison 1 de True Detective "Beasts of No Nation" d'un côté et True Detective saison 2 de l'autre. De ce que j'ai pu lire sur la saison 1, Fukunaga à pas mal freiné les ardeurs de Pizzo qui était tenté de prendre des directions caricaturales.
Quand je vois "Sin Nombre" ou bien "Beasts of no Nation", je crois sans problèmes les gens qui ont bossé sur la saison 1 et qui attribue une grande partie du succès au réalisateur......

Ps : Vince Vaughn transfiguré, il a les dialogues les moins crédibles que j'ai vu depuis bien des années, ce gangster pseudo philosophe n'a juste pas lieu d'être.....

Florian Descamps
30/01/2016 à 16:28

@2cloo : À l'exception près qu'il ne s'agit pas ici du simple scénariste, mais du show-runner, soit l'auteur-producteur.

Et si c'est bien Justin Lin qui se retrouve derrière la caméra - encore que, uniquement pour les deux premiers épisodes -, l'empreinte visuelle de la série ne date pas d'hier. Les modules listés dans l'article sont d'ailleurs assez clairs quant à l'implication de Nic Pizzolatto sur le tournage.

Sans ôter quoi que ce soit à Justin Lin, comme à Cory Fukunaga avant lui, ils restent tout de même, sur les grandes lignes, les artisans de sa vision.

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