Le Roi Lion, Aladdin, Zootopie... les plus gros plagiats de Disney

Christophe Foltzer | 26 juillet 2020 - MAJ : 26/07/2020 13:42
Christophe Foltzer | 26 juillet 2020 - MAJ : 26/07/2020 13:42

Maitre incontesté du divertissement actuel, le studio Disney ne l'a pas toujours joué réglo avec ses pairs. Voici quelques exemples.

Alors que Disney reprend tous ses classiques animés pour en tirer des blockbusters comme Le Roi Lion, La Belle et la Bête et Aladdin, et que la machine n'est pas prête de s'arrêter, l'idée de recyclage est omniprésente chez le studio depuis des décennies.

Du Roi Lion au Monde de Nemo, en passant par Zootopie et La Reine des neiges, la maison de Mickey a souvent été accusée d'avoir plagié d'autres oeuvres et artistes. Retour sur quelques cas emblématiques, et passionnants.

 

photoLe temps que tout le monde comprenne les plagiats

 

TOUT CE QUE TOUCHE LA LUMIÈRE EST NOTRE ROYAUME

Lorsque l'on crée une oeuvre, quelle qu'elle soit, la question de sa paternité est toujours délicate. L'esprit humain étant un carrefour d'expériences et d'influences, peut-on dire assurément que l'idée que l'on a trouvée est réellement originale ? D'ailleurs, existe-t-il vraiment des idées originales ? Surtout dans le cas du cinéma où l'art se nourrit de son propre passé, où les références abondent et dirigent certains choix artistiques ?

 

photo"Regarde Simba, des oeuvres qui n'attendent que nous..."

 

Évidemment, s'il faut départager l'hommage sincère du plagiat pur et simple, il faut bien reconnaitre que, dans l'absolu, une idée n'appartient à personne. C'est son traitement et le point de vue qu'y appose un auteur qui lui donnera son identité. Mais que se passe-t-il lorsque le traitement lui-même se retrouve dans une oeuvre indépendante de son auteur ? Là, tout de suite, ça se complique.

C'est d'autant plus compliqué dans le cas d'un studio au statut quasi hégémonique comme Disney, responsable de nombreux rêves de millions d'enfants. Lorsque le voile commence à se déchirer, plusieurs affaires de plagiat se font jour et certaines ne datent pas d'hier. Si le studio n'a jamais été condamné pour quoi que ce soit des faits qui vont lui être reprochés, les ressemblances s'avèreront cependant plus que troublantes. Nous laisserons évidemment le soin à chacun d'en juger. Le voyage fantastique du studio Disney dans le monde merveilleux de la copie conforme, c'est parti.

 

photo Ursula"Comment ça le crime ne paie pas"

 

LE ROI LION VS LE ROI LEO

À tout seigneur, tout honneur, commençons par le cas le plus célèbre : Le Roi Lion. Lorsque le film de Rob Minkoff et Roger Allers sort sur les écrans en 1994, plusieurs voix s'élèvent soudainement : tout ceci ressemble quand même beaucoup à une oeuvre du génial Osamu Tezuka, un manga adapté en dessin animé : Le Roi Léo.

Quand on y regarde de plus près, effectivement, les similitudes sont nombreuses. Les deux héros ont un nom assez proche (Simba chez Disney et Kimba chez Tezuka). De même, le synopsis des deux oeuvres regroupe pas mal de points communs puisque, chez Tezuka, nous suivons un jeune lionceau qui, après la mort de son père, doit apprendre à devenir un adulte pour lui succéder sur le trône.

 

photo Roi LionAh oui, tout de même

 

Évidemment, il y a quelques différences entre le film de 1994 et le manga publié au Japon entre 1950 et 1954 : la plus grosse étant la présence des hommes, véritable ennemi de la nature, tout comme allié improbable (le Docteur Moustache, figure récurrente de l'oeuvre de Tezuka). Si, dans les grandes lignes, la trame est identique, les péripéties ne sont pas les mêmes, qu'il s'agisse de Kimba enfant ou adulte. Néanmoins, le thème se retrouve d'une oeuvre sur l'autre.

Si le manga n'était pas particulièrement connu outre-Atlantique, c'est bel et bien le dessin animé qui fut redécouvert à cette occasion. À tel point d'ailleurs qu'a début du Roi Lion, Matthew Broderick, qui double Simba adulte, pensait qu'il avait été engagé sur un remake du Roi Léo. Le film Disney se permet même un gros pompage en règle en reprenant beaucoup de plans et de décors directement issus du manga (comme Pride Rock par exemple), dans une ressemblance qui ne laisse planer aucun doute.

 

photo Roi LionBon, là, c'est chaud quoi

 

Pourtant, à l'époque, Disney décide de nier en bloc toute copie conforme et s'en était d'ailleurs toujours défendu en affirmant que son film était en fait une adaptation cachée du Hamlet de William Shakespeare, avec une touche de Bambi. Rob Minkoff a assuré n'avoir jamais vu l'oeuvre japonaise, et que plagier était donc impossible.

Depuis, des dessins préparatoires montrant un lion blanc en héros, ont ajouté une sacrée dose de coïncidence. Autre détail : le co-réalisateur Roger Allers a travaillé au Japon comme animateur dans les années 80, où Le Roi Léo était un film majeur dans le milieu.

L'animateur Tom Sito a d'ailleurs reconnu depuis en interview avec HuffPost Entertainment que certains membres de l'équipe connaissaient certainement ce film comme lui, tout en répétant que ce n'était pas une inspiration consciente : "Je peux dire qu'il n'y a absolument aucune inspiration du Roi Léo. Evidemment les artistes qui ont travaillé sur le film, s'ils ont grandi dans les années 60, ils ont probablement vu Le Roi Léo. Je l'ai vu quand j'étais un gosse dans les années 60. Et je pense qu'il est là dans ma mémoire, nous en avons conscience, mais je ne pense pas que quinconque se soit consciemment dit, copions Le Roi Léo". Sito disait aussi que la question des similitudes est arrivée ouvertement pendant la production, alors déjà bien entamée. 

Crédité sur l'histoire, Mark Kausler a eu le même discours : il a vu le film enfant, mais personne n'a parlé de le copier dans Le Roi Lion.

 

photoAie confiance

 

De son côté, la société Tezuka Productions a été belle joueuse en n'attaquant pas Disney pour plagiat et en affirmant même qu'Osamu Tezuka aurait adoré le film, lui qui était un grand fan de Disney. En 2006, dans le livre Japanamerica: How Japanese Pop Culture Has Invaded the U.S. de Roland Kelts, Yoshihiro Shimizu dit que Disney ne leur a jamais rien payé, et que toute attaque aurait été inutile : "Bien sûr, on nous a incité, dans l'industrie, à poursuivre Disney. Mais nous sommes une petite et faible compagnie. Ca ne vaudrait pas le coup... Les avocats de Disney sont parmi les 20 meilleurs du monde."

C'est là que la culture japonaise entre également en compte : attaquer en justice dans une telle situation n'a rien de commun et léger, contrairement aux Etats-Unis par exemple.

Dans la foulée, un nouveau long-métrage basé sur Le Roi Léo (Léo, Roi de la Jungle) a été produit en 1997. Tout est bien qui finit bien donc.

 

photoKimba s'en sort bien au final

 

ATLANTIDE, L'EMPIRE PERDU VS NADIA ET LE SECRET DE L'EAU BLEUE

En 2001, Disney sort Atlantide, l'empire perdu, oeuvre fascinante et injustement boudée depuis, d'après une direction artistique du grand Mike Mignola, le papa d'Hellboy. Mais là encore, il ne faut pas longtemps pour que plusieurs voix accusent le studio de gros plagiat. En cause, Nadia & le Secret de l'Eau Bleue, dessin animé japonais de 1990, produit par le studio Gainax et réalisé par Hideaki Anno, le créateur de Neon Genesis Evangelion.

Ici aussi, les similitudes sont plus qu'évidentes, ne serait-ce que par les personnages. Milo (Atlantide) étant la copie carbone de Jean (Nadia). D'ailleurs, même s'il diffère, le design exotique des deux héroïnes Nadia et Kida sont proches, tout comme certains décors et pas mal de péripéties. Pourtant, l'affaire est un peu plus compliquée que cela puisque Atlantide, l'empire perdu aurait repompé pas mal de choses à plusieurs oeuvres.

 

PhotoDeux héros pas si originaux que ça

 

On parle ainsi d'emprunts à Star Trek dans les noms de certains personnages, dans la langue des Atlantes, tout comme on met en lumière quelques similitudes avec Stargate, la porte des étoiles, notamment pour le personnage de Milo, décalque de Daniel Jackson au niveau de la personnalité. Mais, encore une fois, c'est le Japon qui est visé en premier.

Si Disney n'a jamais reconnu le plagiat, et n'a jamais été condamné pour ces allégations, Nadia et Atlantide ont un double tronc commun : Jules Vernes et Hayao Miyazaki. En effet, Vingt Mille Lieux sous Les Mers est l'inspiration principale des deux oeuvres, qui piochent allègrement leurs aventures, pour un résultat similaire des plus perturbants qui n'a pas grand-chose à voir avec l'oeuvre originale.

Il faut savoir qu'à l'origine, c'est Hayao Miyazaki qui avait eu l'idée d'adapter Jules Vernes au milieu des années 70 (le projet s'appelait alors Autour du monde, sous la mer), pour le producteur Toho qui lui avait demandé des concepts. La série ne verra jamais le jour, mais, à la fin des années 80, le studio Gainax est mandaté par le producteur et la NHK pour produire une série animée à vocation éducative. Hideaki Anno reprendra alors le concept de Miyazaki et se chargera de le transformer pour accoucher de Nadia, une inspiration qui lui sera, elle aussi, reprochée en son temps.

 

photo Nadia et le secret de l'eau bleueNon, mais là, c'est un peu gros quoi

 

À noter que Miyazaki avait repris à son compte quelques éléments de sa série avortée pour bâtir Conan, le fils du futur et  Le Château dans le ciel. Deux sources d'inspiration qui se sont ajoutées à la longue liste des plagiats reprochés au moment de la sortie d'Atlantide. Contrairement au Roi Lion, Disney ne reconnaitra jamais son acte et préfèrera mettre en avant son amour pour le cinéma de Miyazaki et le vibrant hommage qu'il lui a rendu. L'ironie voulant que cela se déroule au même moment où sa filiale Buena Vista rachète tout le catalogue Ghibli pour le distribuer à l'international.

 

photoLe Château dans le ciel, une autre grosse inspiration

 

ZOOTOPIE VS ZOOTOPIE

Un cas un peu particulier puisqu'il a donné lieu à une vraie bataille judiciaire. Quand Zootopie sort sur les écrans en 2016, c'est un gigantesque carton et l'un des plus grands succès du studio. Pourtant, très rapidement, un huissier tape à la porte de Disney pour lui donner quelques nouvelles un peu dérangeantes.

Le scénariste et producteur Gary Goldman (Total Recall, Minority Report) trouve en effet que le film ressemble beaucoup à un projet qu'il préparait depuis des années : un film hybride entre live et animation dépeignant les mésaventures de Mimi, un écureuil, dans une société similaire à la nôtre et qui était victime de discrimination. Effectivement, sur le papier cela ressemble beaucoup à Zootopie, mais on pourrait se dire que, encore une fois, l'idée était dans l'air du temps.

 

photoZootopie, le gros carton

 

Le problème, c'est que Goldman avait présenté son projet à Disney à deux reprises (2000 et 2009) et que le studio l'avait refusé à chaque fois. Il aurait d'ailleurs fourni aux producteurs un dossier contenant le design des personnages, les grandes lignes de l'histoire et même un titre de film : Zootopie, après l'avoir baptisé dans un premier temps Looney. Difficile dans ces conditions de faire celui qui ne savait pas.

 

photo Zootopie plagiatQui dit vrai ?

 

C'est pourtant bien la stratégie employée par le studio, qui va vite montrer les dents et accuser le scénariste-producteur de vouloir profiter du succès du film pour tirer la couverture à lui et empocher un petit pactole en dommages et intérêts. La plainte pour violation de copyright sera déboutée par un juge fin 2017, en stipulant que les similitudes revendiquées par Goldman étaient un peu trop forcées pour être crédibles et que cela ne prouvait en rien un quelconque vol, mais simplement des thématiques similaires.

Pourtant, Zootopie a été accusé de plagiats par deux autres sources : l'une belge, la bande dessinée Chaminou et le Khrompire de Raymond Macherot, et l'autre, chinoise, le film d'animation La folle ville des jouets, mais seulement pour son affiche similaire et la traduction de Zootopie en Chine, qui s'appelait du coup La folle ville des animaux. À ce jour, aucune plainte n'a été déposée concernant ces deux oeuvres et Disney ne s'est jamais exprimé sur le sujet.

 

photo ChaminouChaminou et le Khrompire

 

LE MONDE DE NEMO VS PIERROT, LE POISSON ROUGE

Un cas particulièrement célèbre puisqu'il a été mis en avant par la presse française lors de la sortie du Monde de Nemo, en 2003. L'objet du délit concerne Pierrot, le poisson clown, projet de film d'animation déposé à la SACD en 1995 par son auteur, Franck Le Calvez. N'arrivant pas à produire le film, il décide de l'adapter en livre et le sort en 2002.

 

photoLe monde de Némo

 

Quand le film Disney-Pixar sort sur les écrans, Le Calvez y trouve de profondes similitudes avec sa propre oeuvre et décide d'écrire au studio pour discuter produits dérivés, merchandising et propriété intellectuelle. Disney lui adressant une fin de non-recevoir, l'auteur retravaille son livre pour le sortir dans une nouvelle édition sous l'impulsion de la Fnac Junior.

Problème, le groupe Hachette a prévu un partenariat d'ampleur autour du Monde de Nemo et Pierrot, le poisson clown est relégué au fond des rayons, beaucoup de libraires refusant de vendre le nouveau parce qu'ils le considèrent comme une vulgaire copie du film.

 

photo Pierrot le poisson clownAh oui, ça rappelle quelque chose

 

Le Calvez saisit donc le Tribunal de Grande Instance en demandant l'interdiction pure et simple du film et de ses produits dérivés, au motif d'une violation de propriété intellectuelle et de contrefaçon des personnages. Comme d'habitude, Disney nie en bloc tout plagiat, affirmant que le concept et les personnages sont originaux et directement issus des cerveaux de ses employés.

L'affaire se termine en 2005 par une délibération du juge qui soulage Disney de toute accusation. Selon lui, si ressemblance manifeste il y a, rien ne permet de statuer sur de réelles similitudes entre les deux oeuvres et encore moins un vol ou un plagiat éhonté. Par une cruelle ironie, Franck Le Calvez sera condamné à verser 30 000 euros de dommages et intérêts au studio Disney.

 

photo"À plus devant le juge hein !"

 

LA REINE DES NEIGES VS LA PRINCESSE DES NEIGES, YEARNINGS OF THE HEART ET THE SNOWMAN

Le plus grand succès de l'histoire du studio Disney a lui aussi eu son lot d'accusations de plagiats. Une salve qui s'est d'ailleurs faite en plusieurs temps. Tout d'abord, il y a The Snowman, court-métrage animé réalisé par Kelly Wilson en 2011. L'histoire nous présente un bonhomme de neige qui n'arrive pas à faire tenir la carotte qui lui sert de nez alors qu'il est sur la banquise et qu'il sauve un groupe de lapins.

Un court-métrage que l'on retrouvera dans les grandes lignes dans La Reine des neiges où Olaf, le bonhomme de neige, connait pareilles mésaventures nasales, principalement dans le teaser produit pour promouvoir le film.

 

 

En 2014, elle intente donc un procès contre Disney pour plagiat, qui essayera par deux fois de faire capoter le procès, sans succès. En 2015, un accord à l'amiable est trouvé entre les deux parties et cette sale affaire est oubliée.

Ce qui est d'autant plus troublant lorsque l'on sait que Kelly Wilson avait postulé pour travailler comme animatrice chez Disney et que son court avait été projeté au Festival du film international de San Francisco en 2011, où 16 employés de Disney et Pixar avaient pu le découvrir.

 

 

Toujours en 2014, c'est l'auteure péruvienne Isabella Tanikumi qui passe à l'action en trainant Disney devant un juge pour lui réclamer 250 millions de dollars de dommages et intérêts. En cause le fait, selon l'auteur, que La Reine des Neiges était moins une adaptation du conte d'Andersen que de son autobiographie Yearnings of the Heart. À ce jour, l'issue du procès nous reste inconnue.

Troisième grosse affaire concernant La Reine des neiges, La Princesse des Neiges, publié en 2007 et créé par la romancière koweïtienne Muneefa Abdullah. Une histoire tirée de son recueil Les nouveaux contes de fée et que l'auteure proclame comme la grande source d'inspiration du film, notamment en ce qui concerne des éléments de l'intrigue, des personnages et du décor.

Bien entendu, la violation de copyright est brandie, mais, après une minutieuse enquête, la justice lui donnera tort et Disney s'en sortira la tête haute.

 

photoPas cool

 

ALADDIN VS LE VOLEUR ET LE CORDONNIER

On termine avec ce qui est probablement le cas le plus complexe de toute cette histoire de plagiats, car le plus brumeux. Richard Williams est un des grands pontes méconnus de l'animation américaine puisqu'on lui doit les passages animés de Qui veut la peau de Roger Rabbit ?.

Dans les années 60, il se lance dans le projet de sa vie en entamant la production du Voleur et du cordonnier, ambitieuse aventure inspirée des Mille et Une Nuits qui connaitra un destin tragique et une fabrication étalée sur 30 ans. Nous y suivons les aventures du cordonnier Tack et de la princesse Yum-Yum qui se lancent à la recherche des trois boules d'or, trésor de la ville, volées par le méchant Vizir ZigZag.

 

Photo Iago"Hey, t'es sûr de ton look là ?"

 

Si Williams partait bien et avait déjà réuni un premier casting vocal (dont Vincent Price notamment), l'affaire s'est rudement compliquée dans les années qui ont suivi puisqu'une partie du film a été totalement perdue par les sous-traitants coréens et que, l'auteur faisant face à de sévères difficultés financières, il a dû le mettre de côté à de nombreuses reprises pour entamer d'autres projets.

D'autres sources indiquent qu'en réalité, le film ne respectait pas le code éthique établi par les gros studios américains, ce qui a conduit de nombreux exploitants, sous la pression des studios, à ne pas diffuser le métrage.

Il n'empêche qu'au bout de presque 30 ans, le film est bel et bien sorti, dans une version remaniée et tronquée par Miramax, directement en DVD. À l'heure actuelle, il existe plusieurs versions, dont une fait par les fans qui tentent par tous les moyens de retrouver la vision originale en utilisant les différents story-boards animés du projet initial.

 

photo Le voleur et le cordonnierLe voleur et le cordonnier

 

Mais, et Disney dans tout ça ? C'est là que cela se complique. Quand on regarde Aladdin et Le Voleur et le Cordonnier, plusieurs similitudes sautent aux yeux. Le cadre de l'histoire, déjà, identique. Plus troublant, le personnage du Vizir, dont le design de Jafar ressemble étrangement à celui de ZigZag. Ensuite la couleur bleue du Vizir qui a été appliquée au Génie. Enfin, Iago semble passer d'un film à l'autre en toute impunité. Donc plagiat et procès ?

Pas vraiment, on vous l'a dit, c'est compliqué. Ce qu'il faut savoir, c'est que les liens sont étroits entre Richard Williams et Disney puisque plusieurs des animateurs du Voleur et du cordonnier se sont retrouvés par la suite embauchés par la firme pour travailler sur différents projets, dont Aladdin bien évidemment.

Si la version Miramax est sortie en 1995, le film appartenait en fait déjà à Disney (Miramax est une filiale de Disney à l'époque, avant sa revente en 2010 à Filmyard Holdings pour la coquette somme de 660 millions de dollars). Donc, le film appartenait à Disney au moment où Aladdin était en cours de finitions. On pourrait penser que le studio s'est servi du Voleur et le Cordonnier comme d'une base, en en reprenant différents éléments. Plutôt que de plagiat, parlons davantage de sacrifice.

À noter que le film est toujours dans l'escarcelle de Disney, mais, qu'à ce jour, le studio n'a nullement l'intention de réhabiliter Le Voleur et le cordonnier et encore moins de le restaurer dans sa version d'origine. On ne sort pas les dossiers gênants au grand jour.

 

Photo JafarRien n'arrêtera Disney. Mouah ah ah ah !

commentaires

Olvers974
28/07/2020 à 12:40

L'inspiration ou ré interprété des scènes n'est pas dérangeant en soi, mais ne pas citer les oeuvres originales, c'est aberrant ! Ils n'ont aucun respect pour les auteurs, et marchent sur tout le monde ! Voulant tout rafler ... Pathétique !

toto26
28/07/2020 à 11:40

je rejoins Davmey ! on en parle pas du plagiat de star wars épisode 7 qui copie honteusement le 4 ? :p
je serais Lucas je demanderai encore un peu de sous ;)

Marvelleux
26/07/2020 à 18:21

Tres bon article.

Marvelleux
26/07/2020 à 18:20

Et quand Disney a mis des batons dans leurs roues a Richard Rich (ancien de Disney), pour la sortie du cygne et la princesse.

Marvelleux
26/07/2020 à 18:19

Disney adapte que des contes déja existants. Sans compter les emmerdes qu'ils ont eu avec Pixar sur Némo, avant qu'il rachete celui-ci (pour combler les bides des fin 90, début 00) . Et enfin les bides de John Carter (pourtant un bon film) et Milo sur Mars, ont favorisé plus tard les rachats de Star Wars et Marvel, afin de combler un manque de créativité de leur part. Et enfin la copie de netflix avec Disney +.

M1pats
26/07/2020 à 18:06

Le Roi Lion c est quand même une aberration tellement c est flagrant, surtout quand tu les entends nier en bloc, vraiment honteux ce film que je n ai jamais regardé a cause de cette histoire, le fait qu ils volent délibérément l œuvre d autres et puis nient les fait m'a dégoûté

Opale
26/07/2020 à 17:43

Bizarre, pas de réaction de M1pats machin là, le supporter N°1 de Disney/Marvel...

Kyle Reese
26/07/2020 à 13:39

@gemini

T’inquiète depuis le temps j’ai bien pris l’air et mon taux d’oxygène a bien remonté. ;)

Mais pour Léo ce ne sont vraiment pas que des ressemblances et je n’aime pas trop les copieurs en fait.

Gemini
26/07/2020 à 12:35

Au final aucun plagiat... simplement des ressemblances.

"Ça m'avait dégoûté de Disney" LOL... Faut sortir un peu et prendre l'air.

Kyle Reese
26/07/2020 à 10:59

Très bon dossier.
L’affaire du roi Léo / roi lion m’avait pas mal dégoutté de Disney à l’époque. Je m’étais désintéressé du Studio pendant un temps et puis petit à petit avec le temps et des enfants ...
Le studio a fait de très bon film et je me suis assagi niveau critique.
Parfois les affaires de plagiat semble évidente et parfois c est plus complexe comme vs l’avez dit.
Et la position ultra dominante de Disney ( c limite indécent) leur permet de réagir de la sorte. Réfuter les accusations en bloc ( ça ternirait leur image) contre attaquer ou négocier en secret.

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