10 films d'horreur à (re)voir sur Amazon Prime

La Rédaction | 1 avril 2020 - MAJ : 10/04/2020 11:29
La Rédaction | 1 avril 2020 - MAJ : 10/04/2020 11:29

Il n'y a pas que Netflix dans la vie : sélection de 10 films d'horreur à (re)voir sur Amazon Prime.

A ceux qui regrettent que le catalogue Netflix rayon horreur soit si moyen, ou si attendu, il y a Amazon Prime. Blindé de films et séries, cet autre service de SVoD a quelques petits classiques, plus ou moins populaires et connus, qui méritent d'être (re)vus.

Sélection de 10 films d'horreur à (re)consommer sans modération.

Retrouvez sinon les meilleurs films d'horreur de 2019 sur Cinetrafic.

 

Photo Clea DuVallEux aussi sont là, sur Amazon

 

LA CABANE DANS LES BOIS

De quoi ça parle : Un groupe de jeunes qui n'a clairement pas vu Evil Dead, va passer le week-end dans une maison isolée dans les bois. Surprise, ça se passe très mal.

Pourquoi c'est bien : Le film de Drew Goddard, qu'il a co-écrit avec Joss Whedon, n'est pas un simple slasher. C'est mieux que ça. Drôle, méchant, malin, La Cabane dans les bois est une réflexion malicieuse sur le genre, qui joue avec les codes et les attentes du spectateurs, et met en place une mythologie absurde autour de tout le cinéma d'horreur. Difficile d'oublier le premier visionnage du film, qui supporte sans mal d'être revu, pour saisir tous les indices.

Utilisant les clichés du genre pour son histoire cauchemardesque, le film n'en oublie pas pour autant le spectacle, avec quelques mises à mort délicieuses, et un final chaotique du plus bel effet. L'esprit décalé du créateur de Buffy contre les vampires est bien là.

Ça te plaira si t'aimes : Scream, Evil Dead

 

photo, Kristen Connolly, Fran KranzL'Initiative : le spin-off

 

HAUTE TENSION

De quoi ça parle : Lorsqu'un fou psychopathe étripe tout le monde dans une maison de campagne, une femme part à la recherche de son amie, kidnappée par le tueur.

Pourquoi c'est bien : C'est le film qui a révélé Alexandre Aja, avant La Colline a des yeux, Mirrors et autres Piranha 3D. Sous très, très forte influence américaine, type Massacre à la tronçonneuse et Maniac, il emballe un pur jeu de massacre gore, généreux et intense, mené par une Cécile de France très solide.

Parce qu'il se contente d'une ligne narrative très claire (fille poursuivre tueur qui a kidnappé autre fille), Alexandre Aja peut s'amuser partout ailleurs, avec des scènes de massacre sanglante, des décors typiques du genre (de la forêt à la station service poisseuse), et un amour évident du genre. Le twist n'est probablement pas la grande force du film, mais peu importe, Haute tension reste un plat copieux à consommer avec le même plaisir qu'en 2003.

Ça te plaira si t'aimes : LE SANG LE SANG LE SANG LE SANG

 

Photo , Cécile de FranceCécile de Franchement pas contente

 

THE WOMAN

De quoi ça parle : Un homme tente de civiliser une femme sauvage, qu'il a trouvée dans la nature. Il l'emprisonne chez lui, sans imaginer que sa famille et lui vont en payer le prix.

Pourquoi c'est bien : Lucky McKee avait été révélé avec son premier film, le superbe May avec déjà Angela Bettis. Depuis, parmi ses autres films peu mémorables (The Woods, All Cheerleaders Die), The Woman reste le plus marquant. Il a fait sensation en festival en 2011, accompagné d'une petite réputation sulfureuse, et si le film n'a rien de bien extrême ou particulièrement choquant, il est bien intense.

Inédit dans nos salles (il est sorti directement en DVD en mars 2012), The Woman interroge bien sûr la part d'humain dans l'inhumain, et vice-versa, dans un jeu de miroir troublant entre le civilisé et le sauvage, l'inné et l'acquis, pour montrer à quel point la vraie horreur se cache derrière les apparences trompeuses de la normalité. Pollyanna McIntosh assure ce rôle difficile avec force, et Lucky McKee rappelle sa maîtrise avec cette fable terrible et violente.

Ça te plaira si t'aimes : Splice

 

photo, Pollyanna McIntoshL'enfant sauvage : la suite

 

SINISTER

De quoi ça parle : Un homme emménage avec sa famille dans une maison, et découvre des vidéos de meurtres, autour d'une mystérieuse entité.

Pourquoi c'est bien : Parce que dans la vague des petits films d'horreur pas cher à la Blumhouse (il n'a coûté que 3 millions), celui de Scott Derrickson (parti après sur Doctor Strange) est l'un des plus noirs, violents et effrayants. Avec son idée à la Ring qui tourne autour de snuff movies, et d'un Mal qui échappe à l'entendement, Sinister est un excellent petit cauchemar, où Ethan Hawke plonge dans un puits sans fond où il perdra tout.

Sinister regorge de scènes angoissantes à souhait, à coup de tondeuse, piscine et autres outils de torture plus ou moins insoupçonnés, tout ça dans une superbe ambiance qui glisse peu à peu vers l'irréel, avec une mythologie très réussie, qui ne va jamais trop loin pour entretenir l'étrangeté. Une petite réussite dans le genre, surtout comparé à sa suite, Sinister 2.

Dans le même genre sur Amazon : Insidious, Dark Skies, Mirrors

 

photo, Ethan HawkeSouriez, vous êtes niqués

 

SILENT HILL

De quoi ça parle : Après un accident de voiture aux portes d'une mystérieuse ville, une mère part à la recherche de sa fille disparue, et découvre l'horreur de Silent Hill...

Pourquoi c'est bien : Parce que c'est certainement l'une des meilleures adaptations de jeu vidéo... ce qui veut tout et rien dire vu la masse de navets dans cette catégorie. Au-delà de ça, Christophe Gans a bien saisi et retranscrit la monstrueuse beauté de la ville et ses démons, avec une direction artistique fantastique, qui rend chaque décor, chaque costume, et chaque créature, terriblement fascinant et riche.

La seule chose qui pose problème dans le film, excepté la question du personnage de Sean Bean forcé à l'écran par les producteurs, c'est la peur réelle. Il y a certes de l'angoisse et de l'horreur graphique dans Silent Hill, mais tout reste presque trop beau, comme si le réalisateur du Pacte des loups considérait cet univers comme un musée à reconstituer, sans trop jouer avec les pièces précieuses du décor. Quand l'héroïne incarnée par l'excellente Radha Mitchell descend dans l'horreur finale, il manque la plongée dans les ténèbres, qui aurait parachevé cette adaptation. Laquelle reste néanmoins très réussie, et plus que respectable.

Ça te plaira si t'aimes : L'Échelle de Jacob, Stephen King

 

Photo Radha MitchellFans demandant une suite (et récompensés par Silent Hill : Revelation 3D)

 

BURIED

De quoi ça parle : Du calvaire  d'un homme qui se réveille, enfermé dans un cercueil, plusieurs mètres sous terre. Avec le peu de batteries de son téléphone, il va tenter de contacter des secours.
 
Pourquoi c'est bien : Les films à concept ont souvent du mal à survivre à leur sortie, et à demeurer dans les mémoires passée l'excitation de leur découverte, mais Buried mérite amplement d'être (re)découvert. Tout d'abord, parce qu'il respecte totalement le pacte qu'il fait avec le spectateur, n'abandonnant jamais le principe du huis-clos claustrophobe, ne le tordant jamais à coup de twists foireux ou de mise en abîme facile ! Non, Buried est un film simple, radical, qui accepte de reposer uniquement sur la force de son écriture et l'interprétation de son comédien principal.
 
Et justement, on oublie souvent qu'avant de devenir une blague sur pattes, Ryan Reynolds fut un acteur prometteur, aux choix extrêmement éclectiques. Preuve en est avec ce film où, loin de ses envolées blagueuses  (aussi efficaces soient-elles), il parvient à délivrer une partition d'une grande complexité, entre  sobriété, angoisse, et nervosité extrême. C'est d'ailleurs en grande partie grâce à lui que le suspense du film fonctionne, et que son impact demeure intact aujourdhui.
 
Ça te plaira si t'aimes : Dans un genre très voisin, l'intéressant Locke, où officie Tom Hardy.
 
 

Photo Ryan Reynolds"Et j'ai même pas de clopes."

 

THINNER - LA PEAU SUR LES OS

De quoi ça parle : Maudit par des gitans, un avocat obèse est maudit : chaque jour, il perdra un peu de poids, jusqu'à ce que mort s'en suive. Sauf s'il trouve une parade...
 
Pourquoi c'est bien : Parce que le texte original correspond à une période bien particulière chez son auteur. Stephen King y était alors en proie à une grande souffrance, dans un état de polytoxicomanie avancée, en surrégime professionnel, soit un cocktail propice à des récits plus noirs encore que d'ordinaire. Les oeuvres de cette époque s'accumulent avec une violence rare. Les personnages y sont cyniques, mal intentionnés et parfois punis dans une explosion de cruauté terrible.
 
Certes, le film de Tom Holland n'est pas parfait, loin s'en faut, et souffre de vouloir délayer une nouvelle pour la faire rentrer dans un format de long-métrage (mais y ajoute quelques belles idées... épidermiques), pour autant, ses maquillages à l'ancienne et son ton goguenard rendent hommage à l'oeuvre du romancier, et propose une ambiance délétère, sale et méchante, devenue trop rare.
 
Ça te plaira si t'aimes : Les histoires horribles qu'on se raconte au coin du feu, ou certaines adaptations modestes du maître comme La Cadillac de Dolan.
 

photoBeaucoup trop de peau sur les  os

 

MIMIC

De quoi ça parle : Pour palier une épidémie répandue par les cafards de New York, des scientifiques fabriquent une variété d'insectes modifiés génétiquement pour provoquer l'extinction de l'espèce. Une dizaine d'années plus tard, une série de meurtres étranges ensanglantent la ville.
 
Pourquoi c'est bien : Guillermo del Toro aura particulièrement souffert durant la production de ce film, dont la production fit tout son possible pour étouffer les velléités auteurisantes de son réalisateur, ainsi que la cruauté qu'il ambitionnait. Des conflits qui ne sont pas pour rien dans l'aspect parfois bancal de la narration, ou certaines séquences dont on sent bien qu'une post-production chahutée les a handicapés.
 
Et pourtant, Mimic demeure un film de monstre précieux, tout d'abord parce qu'il s'avère d'une cruauté rare, n'épargnant jamais ses personnages, et surtout pas les plus innocents. Mieux, l'artiste mexicain y prouve qu'il lui suffit parfois d'une poignée de plans pour créer une ambiance  impressionnante, tout comme il parvient à transformer la mégalopole américaine en un temple gothique, recelant plusieurs séquences de trouilles remarquables.
 
Ça te plaira si t'aimes : Quand de vilaines bébêtes mangent des gens sympathiques, si tu aimes AlienCreep ou encore The Relic.
 
 

Photo Mimic"Un peu agressive cette crème de jour"

 

L'ARMEE DES MORTS

De quoi ça parle : De la lutte pour la survie d'une poignée d'hommes et de femmes retranchés dans un centre commercial, pendant une épidémie zombie.
 
Pourquoi c'est bien : Parce que le film de Zack Snyder n'est pas seulement un remake du Zombie de George A. Romero, c'est un film qui entame avec lui un vrai dialogue contradictoire. Le maître de Pittsburg avait réalisé un chef d'oeuvre critique à l'égard de la société de consommation et de l'individualisme, Snyder s'en inspire pour proposer une rageuse alternative. Individualiste, guerrier et revendiquant la primauté du leader éclairé sur le collectif, le métrage est passionnant dans les nombreux choix qu'il opère.
 
Au-delà de ce positionnement politique, c'est en outre un excellent film d'action, dans lequel son jeune réalisateur faisait preuve d'une efficacité et d'un sens de l'énergie remarquable. Premier film de zombie américain à digérer l'influence de 28 jours plus tard, il contient quantité de scènes éprouvantes, notamment une introduction restée culte, à l'intensité et à la violence jamais égalée. Tonitruant, le film demeure un des rares du genre à avoir laissé son empreinte ces deux dernières décennies.
 
Ça te plaira si t'aimes : Les infectés qui courent et ont une bonne grosse faim, comme dans 28 jours plus tard, ou les survivants qui ne se laissent pas faire, comme dans le chef d'oeuvre originel, Zombie.
 
 

photo L'armée des morts"Restez chez vous, merde !"

 

JUSQU'EN ENFER

De quoi ça parle : D'une employée de banque, qui, pour se faire bien voir de son patron en pleine crise des subprimes, valide l'expulsion d'une vieille gitane. Cette dernière ne tarde pas à mourir, non sans l'avoir maudite.
 
Pourquoi c'est bien : Sam Raimi, sous ses airs de divertisseur furibard, est un des metteurs en scène les plus virtuoses de sa génération. Transformant la caméra en véritable personnage, empreint d'une vélocité unique au monde, mêlant les genres avec bonheur, il est un artiste passionnant, d'une inventivité qui laisse pantois. Il renoue ici avec l'art du grand-guignol qui fit la gloire de ses Evil Dead, mais ici, l'horreur prend un tour beaucoup plus engagé que par le passé.
 
Le mal n'est plus incarné ici par une entité maléfique, et s'il est bien question d'un terrifiant démon traquant une malheureuse jeune femme, la source des  maux provient non seulement d'un système inhumain, mais de la lâcheté banale du quotidien. Parce qu'il  traite son héroïne avec un mélange de joie mauvaise et de rigueur quasi-moraliste, le metteur en scène propose à la fois un retour aux sources et une oeuvre beaucoup plus dure que ce à quoi il nous a habitués. Une vraie fable horrifique, implacable.
 

Ça te plaira si t'aimes : Les films inclassables, qui mélangent les genres avec bonheur, comme Angel Heart.

 

photo, Alison Lohman"Elle refoule un peu cette fosse sceptique"

commentaires

Murata
04/04/2020 à 14:47

Très bonne sélection, purée j'ai déjà vu tout ça.

lulu
02/04/2020 à 13:35

Aaahh jusqu'en en enfer, je me rappel de ce film à sa sortie, c'était une bonne petite surprise pour moi à l'époque. Depuis,je l'ai vu et revu plusieurs fois. Sa fais longtemps, Je vais le revoir tiens ^^

Fred_NTH
01/04/2020 à 17:46

Merci !

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