Ad Astra : Brad Pitt pense que le score de démarrage au box-office n'a aucune importance

Déborah Lechner | 20 septembre 2019 - MAJ : 20/09/2019 15:59
Déborah Lechner | 20 septembre 2019 - MAJ : 20/09/2019 15:59

Alors qu'Ad Astra vient de sortir aux États-Unis, tous les regards sont maintenant tournés vers les résultats du box-office, sauf Brad Pitt qui s'en fiche. 

Avec 46 614 entrées pour 425 salles et une moyenne de 110 spectateurs par copie pour Ad Astra, le réalisateur James Gray a enregistré son meilleur démarrage en France loin devant La Nuit nous appartient sorti en 2007 et ses 28 570 entrées en 24h (avec seulement 245 copies). Son arrivée à l'affiche aux États-Unis ce vendredi 20 septembre devrait également marquer un tournant pour le cinéaste.

Les analystes ont estimé son week-end d'ouverture se situerait entre 18 et 20 millions de dollars, bien plus que pour le reste de sa filmographie, ce qui devrait permettre au film de limiter la casse (vu son budget coûteux de 90 millions de dollars). Tout le monde devrait donc faire péter le champagne pour l'occasion, même s'il y en a un qui s'en tamponne le coquillard.

 

Photo Brad PittBrad Pitt dans Ad Astra de James Gray

 

S'il s'était fait discret pendant un temps, Brad Pitt, qui tient le rôle principal dans Ad Astra, ne passe pas inaperçu ces dernières semaines. Après avoir annoncé qu'il n'apparaîtrait plus aussi souvent devant la caméra et qu'il ne comptait pas faire campagne pour la prochaine édition des Oscars, l'acteur et producteur a déclaré à GQ qu'il ne prêtait aucune attention au box-office des films et donc d'Ad Astra pour juger de la réussite du film :

"Pour les financiers, qu'il s'agisse d'une grosse production ou d'un film indépendant, tout tournera autour de l'argent. Pour la plupart de nos films, la qualité est évaluée selon le démarrage au box-office. Dès le premier week-end, on vous dira si c'est un succès ou un échec. Mais moi, toutes mes oeuvres préférées, je ne les ai vues qu'après coup."

 

Photo Brad PittBrad Pitt dans Once Upon a Time... in Hollywood, son autre rôle de 2019

 

Brad Pitt semble aller de plus en plus à contre-courant d'Hollywood, en tout cas si on se réfère à ses dernières déclarations. S'il ne veut pas partir à la conquête des statuettes en février prochain, c'est parce qu'il veut avant tout que le film parle aux gens. Et s'il ne s'intéresse pas aux chiffres des démarrages en salles de ses films, c'est parce qu'il préfère miser sur leur longévité auprès du public : 

"Quand je regarde un film, je me pose plusieurs questions. Est-ce qu'il parlera toujours aux gens dans 10 ou 20 ans ? Est-ce qu'il fonctionnera toujours aussi bien ? Est-ce qu'on en parlera encore ? L'Histoire regorge de films que nous aimons aujourd'hui et qui pourtant ont été de gros échecs à leur démarrage. Mais quand on les voit après, on les apprécie à leur juste valeur."

En plus d'avoir tenu le rôle principal, Brad Pitt est également coproducteur d'Ad Astra qui vient de sortir en salles en France. En attendant de savoir si le film sera devenu culte dans 10 ans, notre critique est juste ici. Pour les scènes des films de James Gray qui nous ont le plus marqués, c'est de ce côté

 

Affiche française

commentaires

Navet
07/10/2019 à 22:10

Les ingrédients d'un bon dîner: un joli cadre, une ambiance et une lumière tamisées, une douce musique, tout est là, sauf l'essentiel: la saveur du repas.

Dirty Harry
21/09/2019 à 17:22

Vu "Ad Astra" ce n'était pas inintéressant mais ce n'était pas passionnant. Les mêmes thèmes que Gravity (sans la virtuosité du découpage de Cuaron), la meme ambiance que Solaris (version Soderberg, des dialogues "tu veux qu'on en parle" qu'avec des champs/contre champs et l'idée de la mission perdue au fin fond de l'univers mais sans la sublime musique de Cliff Martinez) et quelques plans pris ça et là chez Interstellar ou Space cow boys...Même Mission To Mars a une scène bouleversante concernant le largage d'un proche en coupant le cable dans le vide de l'espace. Un peu déçu, ce n'est pas nul mais pas renversant non plus. On retient cette course poursuite sur la lune, assez inventive (à relever : le coté "sensoriel" de l'astre) et Neptune joliment filmé comme votre critique le notait. Mais Tommy Lee Jones a t il toujours été vieux ??? Je m'attendais à plus d'abstraction ou de poésie à défaut de réponse métaphysique mais la fin fait plus dans le développement personnel qu'autre chose...

Timorris
21/09/2019 à 10:50

Ce film est bien en dessous de Interstellar

120FDP
21/09/2019 à 04:23

Comme il est beau, talentueux et désintéressé ! Il va nous sauver des zombies sans verser une goutte de sang !

Cheval
20/09/2019 à 21:54

À contrario je suis toujours étonné de voir le nombre de succès au box-office dans l’histoire du cinéma qui ont été oubliés au fil des decennies (injustement ou pas je ne sais pas).

Et même si Brad Pitt a raison, il ne faut quand même pas oublier qu’un succès ou un echec au box-office d’un film peuvent décider d’une carrière, et dans le cas d’Ad Astra, Pitt ayant déjà la sienne d’acquise, c’est surtout James Gray et ses collaborateurs (scénaristes, compositeurs, etc...) qui sont sur la sellette, surtout lorsque le budget du film flirte avec les 100M, et qu’un mauvais box office peut enlever la possibilité au film de concourir à des récompenses. Il n’y a que les critiques qui peuvent le sauver en cas d’echec. J’espere que ce sera l’un ou l’autre, car un réalisateur qui arrive à accéder à un niveau de production hollywoodien, pour produire un film de science-fiction (que j’imagine exigeante) avec une bonne visibilité, ce n’est pas courant, et il faut que ça continue d’arriver. Villeneuve s’en est tiré de peu avec BR 2049, je pense que s’il n’y avait pas eu Premier Contact avant, sa carrière aurait pris sérieusement du plomb dans l’aile (et donc pas de Dune). Il y a aussi une part de stratégie.

Cliff Booth
20/09/2019 à 20:54

J'aime ces acteurs qui ont fait leur fortune et leur pouvoir à Hollywood grâce au box-office et qui viennent te dire ensuite que les résultats ne sont pas importants. C'est facile à dire quand on est installés tout en haut de la pyramide... Ça n'enlève rien à son grand talent d'acteur mais aussi de producteur.

Manontherun33
20/09/2019 à 19:44

Il est mieux placer que quiconque pour savoir comment fonctionne le box office. La plupart des films qui cartonnent sont des navets innommables mais le problème vient du profil des personnes qui vont dans les salles obscures aujourd'hui. Loin de vouloir entrer dans les clichés mais au vu des résultats des derniers MCU, on se doute bien que les ados boutonneux sont la clés du box office. Et ce n'est pas une offense mais ils ne recherchent pas le film qui demande une réflexion profonde ou qui saisit par la profondeur des ses personnages, il veulent simplement être scotchés au siège pendant 2h sans avoir a se poser la moindre question. Il le dit très bien d'ailleurs, il cherche avant tout des films qui restent dans les mémoires. Bravo et merci Brad de ne pas oublier qu'il existe encore de vrais cinéphiles!!

Arrival
20/09/2019 à 17:59

Éternel beau gosse le bougre !

tom's
20/09/2019 à 17:46

Ce mec est une icone, le type as un statut a part,ses films bien choisis sont des évenements il n''est pas comme Cruise as courir derrière sa jeunesse pas besoin, a 55ans dans le tarantino au départ on penser le rôle qu'il joue comme étant secondaire,bien que Di caprio soit énorme et encore surprenant, Pitt est subtilement en retrait pour mieux bouffer l'écran quand il enlève sont tshirt les femmes se pament,moi j'aime son intelligence de carriere et je vais courir voir Ad astra

Niconico
20/09/2019 à 17:23

Entièrement d'accord !
On a tous tendance à oublier cet aspect mais beaucoup de films cultes ont été des "bides"à leurs sorties.
C'est bien de recadrer et de dire "hey il y a un peu autre chose aussi. De nombreuses oeuvres, films, musiques, tableaux et j'en passe sont magnifiques et ne rapporte pas un copec.

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