Vikings Saison 6 épisode 3 : (gros) temps mort chez les Vikings

Prescilia Correnti | 13 décembre 2019
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Vikings saison 6 continue sur sa lancée. Après deux épisodes d’introduction, plutôt mollassons, cet épisode 3 reste sur la même longueur d’onde. Inutile, long, mais beau.

Après nous avoir lancé des intrigues à gogo au cours de sa précédente saison, on espérait de cette dernière et ultime saison de Vikings un peu plus d’énergie et de retournement de situation d’entrée de jeu. Malheureusement, Michael Hirst semble toujours être au point mort et n’est apparemment pas prêt à embrayer. Quelques personnages parviennent pourtant à tirer leur épingle du jeu, mais sans grands rebondissements. L’épisode 3 intitulé Ghosts, Gods, And Running Dogs se contente, encore, de continuer à poser les bases sans jamais avancer. 

ATTENTION SPOILERS

 

photo, Alex Høgh AndersenLe moment des grands frissons, ce n’est pas maintenant

 

DES FANTÔMES, DES DIEUX ET UN CHIEN

Cet épisode 3, bien qu’il soit globalement sans grande ambition ni très intéressant aura au moins le mérite de nous « tenir en haleine » à travers quatre arcs différents. Encore une fois, nous suivons donc : Bjorn (Alexander Ludwig), Lagertha (Katheryn Winnick), que les showrunners ne sont pas prêts de lâcher avant sa mort, Ivar (Alex Høgh Andersen) ainsi que... Harald (Peter Franzén).

Le fameux roi qui n’a jamais de chance en amour et qui avait porté son aide à Bjorn lors de la bataille finale de Kattegat au cours de l’ultime épisode de la saison 5. Malheureusement, aucune de ces trames ne suscite beaucoup d’intérêt puisque l’entièreté de l’épisode est pour ainsi dire : plate. 

 

photo, Peter Franzén, Peter FranzénNous aussi on l'avait oublié

 

Tandis que Bjorn s’est enfin décidé à sortir de son inertie qui ne tournait qu’autour de son pantalon, Ivar continue toujours d’être la poupée russe du roi Oleg, lequel devient de plus en plus pervers et pernicieux d’épisode en épisode. Dernier frère d’une lignée de trois enfants, le roi Oleg (Danila Kozlovsky) nous fait étrangement rappeler les débuts d’Ivar, tant par sa soif de pouvoir, que par sa paranoïa d’être assassiné par ses frères ou encore sa folie meurtrière.

C’est sans doute la raison pour laquelle les deux comparses arrivent à se tolérer et à se respecter alors que tout les oppose. Enfin, nous retrouvons toujours un arc dédié à Lagertha qui, décidément, ne sortira jamais du show et qui oeuvre désormais comme guide dans un village peuplé de veuves désespérées. 

À première vue, il est vrai que pris à part, chaque élément qui constitue cet arc semble avoir un certain attrait et suscite un certain engouement. Celui d’Ivar, par exemple, est intéressant de par la nouvelle culture ethnique qu’il apporte, tandis que celui de Bjorn vient nous apporter quelques réponses supplémentaires aux questions laissées en suspens lors de la saison précédente. Pourtant, à ce stade, il est peut-être temps d’admettre, pour nous, que Vikings est tout simplement en perte de vitesse. Et ce, depuis pas mal de temps. 

 

photo, Marco Ilsø"Pas faux tout ça"

 

UN VIKING À LA DÉRIVE

De son côté, Hvisterk, un peu absent au cours des deux derniers épisodes, a le droit à quelques minutes supplémentaires de temps d’écran. Rien de bien fou non plus, mais parmi tous les personnages qui peuplent le panel de la série, le protagoniste campé brillamment par Marco Ilsø est sans conteste le plus intéressant à suivre. 

Après tout, c’est vrai, posons-nous quelques instants. La plupart des personnages réussissent à trouver un nouveau but dans leur vie, un sens qui parvient à les faire tenir en vie, alors que Hvitserk, lui, continue chaque jour de sombrer dans une lente dépression dont il lui sera difficile de ressortir. Nous regardons un homme tomber plus profondément chaque instant dans l’abîme obscur de ses regrets, de ses souvenirs et de ses peines, alors qu’il se sent responsable de la mort de sa bien-aimée. L’oeil rouge, l’air hagard, le corps à la dérive, Marco Ilsø arrive à fournir une puissante performance à son protagoniste et c’est bien là, le seul point positif de cet épisode. 

 

photo, Alex Høgh Andersen, Marco IlsoL'époque où les deux faisaient un beau duo

 

Il ne reste désormais plus qu’à attendre et voir comment les showrunners de la série vont parvenir à utiliser avec bon escient ce personnage prometteur pour la suite des évènements. Dans tous les cas, sa sombre mélancolie continuera sûrement de nous toucher au cours des prochains épisodes. C’est finalement assez ironique que Hvisterk soit aussi impressionnant au cours de ce début de saison alors qu’il avait mené un arc dénué de tout intérêt durant une grande moitié de la saison 5. Comme quoi, tout arrive.

De son côté, Bjorn continue encore et toujours d’être une loque sur patte se contentant plus de réfléchir par son entrejambe que par sa tête. Malgré le fait qu’il soit un brillant combattant renommé, le jeune roi va apprendre à ses dépens que même les meilleurs peuvent faire de terribles erreurs stratégiques et qu’une guerre ne se prépare pas en seulement dix minutes. Son arc narratif devient de moins en moins intéressant au fil des années et même à travers sa prestation, on peut ressentir l’envie de tout arrêter d’Alexander Ludwig. Heureusement, il est sur sa dernière ligne droite. 

 

photo, Alexander Ludwig"Je sais que ça se lit sur ma tête que j'en ai marre"

 

PAR-DELÀ LES RIVES DE KATTEGAT

Le fil conducteur le plus intrigant de cet épisode 3 reste encore pour l’heure celui sur Ivar et le prince Oleg. En regardant Oleg et Ivar quitter le royaume du prince Dir en traîneaux tirés par des chevaux, il est difficile de ne pas voir le contraste avec les navires vikings que nous avons l'habitude de voir percer la mer agitée sur le chemin du prochain cortège.

Tout aussi curieux que nous de savoir comment Oleg est parvenu à percer le secret de son frère, Ivar ne semble guère satisfait de sa réponse. Le désossé, en grand stratège militaire, continue de faire preuve de patience, mais commence à sentir qu'Oleg n'est peut-être pas aussi intéressé à l'idée de l'aider à reprendre le Kattegat. Après avoir vécu des luttes similaires avec ses propres frères, Ivar passe son temps à jouer avec le jeune prince Igor, favorisant une relation qui pourrait s'avérer fructueuse une fois que le garçon aura pris son propre pouvoir. 

 

photo, Alex Høgh AndersenQuand tu crois voir la lumière divine

 

Pour autant, voilà le fait plus fascinant de cet arc. Il réside dans l’aversion soudaine d’Ivar pour la cruauté intense dont Oleg peut faire preuve à ceux qui l’entourent, qu’ils soient un danger ou non. Bien qu’Ivar ait pu faire connaissance des monstrueux stratagèmes empruntés par Oleg pour torturer ses ennemis, jamais personne n’aurait pu devenir comme le final de cet épisode allait finir. Même Ivar, pourtant habitué à l’atrocité par le biais des us et coutumes des Vikings semble stupéfait de l’inhumanité dont fait preuve Oleg.

Enfin pour terminer, nous supposons qu’il est encore trop beau pour être vrai de s’attendre à ce que Lagertha puisse passer ses dernières années à s’occuper bien gentiment de la petite communauté agraire qu’elle a construite et de laisser la politique et la lutte aux autres. Est-ce que l’ancienne guerrière au bouclier la plus vorace du monde va de nouveau déterrer son épée et son bouclier ? Réponse prochainement. 

 

photo, Katheryn Winnick"Ça se voit pas que j'en ai marre là ?"

 

Bien que ce ne soit pas l’épisode le plus sexy de la saga, Ghosts, Gods, And Running Dogs place des personnages clés dans des situations qui pourraient changer la donne plus tard. La relation d'Ivar avec Oleg, cependant, s'avère plus convaincante puisqu'elle oppose un psychopathe à un autre. Alors on oubliera cet épisode très vite pour attendre le prochain la semaine suivante.

Un nouvel épisode de Vikings disponible sur History chaque mercredi depuis le 4 décembre

 

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commentaires lecteurs votre commentaire !

latino
15/12/2019 à 22:46

l'episode 3 nul de chez nul je suis decus aucune action on veut du sang et des entrailles qui gicle sur l'ecran non de non !!

Fred.
13/12/2019 à 14:54

Le syndrome walking dead... quand on fait des saisons de 16 épisodes ( ici 20 ) pour raconter des trucs qui tiendraient en 8 ou 10... .. Quel intérêt d'avoir passé les saisons de 10 à 20 épisodes ??? et aussi quand on ne sait pas s'arrêter a tant.

Bubble Ghost
13/12/2019 à 11:58

Les problèmes de cette série, ont commencé avec le passage, de 10 à 20 épisodes par saison..

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