Condor : on débriefe le pilote d'une nouvelle série d'espionnage plus que prometteuse

La Rédaction | 16 novembre 2018 - MAJ : 20/11/2018 12:58
La Rédaction | 16 novembre 2018 - MAJ : 20/11/2018 12:58

Alors que nous venons de partager avec vous son premier épisode, disponible en avant-première, revenons sur le pilote de Condor, une série d’espionnage qui nous a plutôt tapé dans l’œil.

Un petit rappel tout d’abord. Créée par Todd KatzbergJason Smilovic et Ken RobinsonCondor est la nouvelle adaptation d’un roman, Les Six Jours du Condor, de James Grady, publié en 1975. Il y était question d’un agent sous-traitant de la CIA, chargé de surveiller d’éventuelles fuites d’informations classifiées, en parcourant les publications de fiction consacrées à l’espionnage.

 

photo Max Irons

 

Un travail peinard, loin d’être palpitant, jusqu’au jour où après une course impromptue, notre héros retrouve tous ses collègues de bureau, assassinés. C’est un point de départ que respectera une première adaptation devenue un classique du genre, Les Trois jours du condor de Sydney Pollack, avec Robert Redford et Faye Dunaway.

Et c’est là que pointe le bout de son bec la série Condor, disponible sur 13eme Rue à partir du 18 novembre. Si le motif des romans de fiction à surveiller a disparu, on retrouve deux ingrédients essentiels, à savoir la poussée d’adrénaline paranoïde déclenchée par une série de meurtres visant un quidam à priori inoffensif, ainsi qu’un goût prononcé pour l’espionnage à l’ancienne.

 

photo, Max IronsL'équipe de Condor

 

DOR, CONDOR

Si ce premier épisode paraît si réussi, c’est qu’il essaie enfin de sortir du paradigme qui mine série et espionnage depuis plus d’une décennie. Coincées entre le marteau Jack Bauer d’un côté et l’enclume Jason Bourne de l’autre, de nombreuses productions (coucou Jack Ryan) ont en effet péché en essayant de coller à des figures qui ne leur correspondaient pas ou les condamnaient à un commentaire parfois grossier de l’actualité.

Plutôt que de courir après des modèles déjà datés, Condor préfère effectuer un retour en arrière salutaire, et ressusciter un divertissement d’espionnage venu du temps de la Guerre Froide, ne cherchant pas tant le réalisme qu’une narration rythmée et nerveuse, fondée sur la paranoïa et la peur.

La conséquence, c’est un univers immédiatement plaisant, fantasmatique, et mystérieux, qui ne cherche pas le commentaire de son époque. Et retrouver l’espionnage à visée purement ludique, c’est sacrément plaisant, d’autant plus que cela nous dispense du jeu des 7 erreurs avec le monde réel.

 

photo Leem Lubany, tueuse vénéneuse et fascinante

 

NEW PLAYER

Enfin, on apprécie particulièrement le casting de la série, qui propose un équilibre intéressant entre nouveaux venus, vieux lions, et outsiders sur le retour. Après un seul épisode, Max Irons (Le Chaperon rouge, Les Ames vagabondes) semble faire le job plus qu’honorablement, même si on sent bien que la production a préféré blinder son côté beau gosse geek, plutôt que d’en faire totalement le looseur déconnecté du roman original.

Leem Lubany impressionne pas mal, dans la peau d’un agent spécialisé dans les éliminations rapides et musclés, qu’on devine mû par un appétit et une rage incommensurable. Figure de l’assassin romanesque, elle embrase le cadre dès qu’elle apparaît. Et bien sûr, le grand William Hurt est excellent.

 

photo Le toujours ambigu William Hurt

 

Mais la vraie surprise de ce pilote, c’est évidemment Brendan Fraser. Retiré des voitures pendant de longues années, George de la jungle nous revient, massif, lourd, torturé, inquiétant et imprévisible. En méchant prêt à pas mal d’abomination pour atteindre un but encore inconnu, il souffle sur Condor une atmosphère franchement angoissante, et unique. Savoir qu’il sera dans les prochains épisodes confronté à Mira Sorvino, une autre comédienne qu’on espérait revoir depuis un moment, n’en est que plus réjouissant.

 

photo Brendan Fraser, méconnaissable et inquiétant

 

Bref, Condor, c’est par là, et on vous le recommande chaudement.

A découvrir sur 13ème Rue dès le 27 novembre.

 

Affiche officielle

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