Les Contes de la crypte : des comics à la série TV, retour sur l'oeuvre culte

Prescilia Correnti | 13 juin 2020 - MAJ : 13/06/2020 11:46
Prescilia Correnti | 13 juin 2020 - MAJ : 13/06/2020 11:46

Près de 65 ans après la répression et la censure sur les comics horrifiques, Les Contes de la crypte n'ont pas pris une ride puisqu'elle inspire encore bon nombre de réalisateurs et de jeunes auteurs.

Avant de devenir une série télé phénomène produite par HBO, Les Contes de la crypte c’était surtout une célèbre série de comics apparue dans les années 50 sous le sigle de E.C Comics. De ses petites anthologies horrifiques, présentées tour à tour par un cadavre en décomposition ou une vieille sorcière, sont nés des films, des séries, d'autres bandes dessinées et plus étonnant encore, des séries d'animation. 

Pour autant, si désormais son statut n’est plus à défendre, Les Contes de la crypte n'aura connu qu'une très brève longévité, et pas mal de controverses. Si vous connaissez l’histoire de la série HBO, qui aura par ailleurs valu le fameux slogan de la chaîne "Ce n’est pas de la télé, c’est HBO", connaissez-vous celle qui se cache derrière la genèse des comics ? 

 

Episode Nuit de Noël pour femme adultèreQuand tu te rends compte que t'arrives au dernier épisode d'une série

 

PAS TRÈS COMIQUE

Tout commence avec Max Gaines, pionnier du comic-book, notamment célèbre pour avoir fondé le groupe d’édition All-American Comics, connu pour avoir lancé les aventures de Green Lantern, Flash ou encore Wonder Woman. 

Tout se déroulait assez bien avant que Max Gaines ne décide de vendre ses parts à National Comics, en 1944, qui fusionnera avec All-American pour devenir la maison que l’on connaît : DC comics. Après le joli pactole empoché, Gaines décide de fonder Educational Comics (E.C) qui aura pour ligne de conduite des histoires plus "religieuses, pédagogiques et humoristiques" destinées à un public plus jeune.

L’idée était qu'au bout du compte, ces comics scientifiques au ton ecclésiastique pourraient être vendus à l’Église catholique et dans des écoles. Pour l’anecdote, le premier titre vendu sous EC s’appelait Picture Stories From The Bible, bien que techniquement il s’agissait surtout de réimpressions éditées sous All-American Comics.  

 

photo comicsTa tête après deux mois de confinement

 

Malheureusement, ce n’est pas vraiment avec les meilleures intentions qu’on fait la meilleure soupe. Educational Comics ne trouve pas le succès et se retrouve vite menacé par la banqueroute. En 1947, après la mort de son fondateur, la maison va connaître un nouveau souffle grâce à l’arrivée du fils, William Gaines (surnommé Bill).

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commentaires

VoodooVince
15/06/2020 à 12:58

Super article, merci. Quelle incommensurable déception effectivement de devoir payer pour un contenu de cette qualité... -_-

Yotsu
14/06/2020 à 01:44

Cher Sascha, cetet voix française bien creepy était celle de Francis Lax alias Yan Solo, Sctroumpf à lunette, Dr Slump, Magnum, Hutch etc... ;-)

Sascha
13/06/2020 à 22:59

Superbe article. Et un gros retour en enfance. J'ai adoré cette série. Et cette voix française bien creepy. J'espère une suite à cet article qui développera l'univers de la série TV

Adam
13/06/2020 à 13:24

Ce sont les premiers comics que j ai lu après avoir découvert quelques épisodes de la série télé. Même si les histoires de jack davis étaient un peu redondantes: ce sont souvent des victimes qui reviennent sous la forme de zombies ou de créatures pour se venger du vilain.
Au dela de la crypte j avais également découvert (et adoré) grâce à Akileos d autres titres d EC comics comme crimes suspense story, Shock, weird sciences ... par contre contre j ai pas accroché à Front line sur les recits de guerre.
Rien à redire ils savaient vraiment y faire dans les années 50 ...foutu CCA

gnorki
13/06/2020 à 13:21

article payant....déception.

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