Le Grand Bleu, Valerian, Anna... Luc Besson est-il vraiment détesté par la critique française ?

Geoffrey Crété | 13 juillet 2019
Geoffrey Crété | 13 juillet 2019

La sortie d'Anna repose une grande question sur le rapport de Luc Besson à la presse (et vice versa).

A chaque nouveau Luc Besson, le même refrain : la critique française le déteste, lui voue une haine aveugle par principe, n'a pas conscience de son beau rôle dans l'industrie du cinéma français, et méprise par ricochet des millions de spectateurs.

La sortie de Valerian et la Cité des Mille Planètes, superproduction adaptée des BD de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières portée par Dane DeHaan et Cara Delevingne, avait vivement relancé le débat en 2017. Et Anna, en salles cette semaine (notre critique par ici), en remet une couche avec d'inévitables débats enflammés où chaque camp accuse l'autre de "trop" aimer ou "trop" détester, ne rien comprendre ou tout interpréter.

 

 

Entre l'échec cuisant du blockbuster de SF, qui a aggravé la situation financière d'EuropaCorp, et les accusations de viol contre Luc Besson, le film d'action mené par Sasha Luss était attendu au tournant. Et avec une revue de presse au mieux très mitigée, et un flop inévitable aux États-Unis après un démarrage désastreux, le cinéaste ressemble encore plus à la victime idéale à défendre.

L'heure est donc venue d'essayer de comprendre ce phénomène, et mobiliser des faits, des chiffres, pour comprendre si Luc Besson est bien la victime des critiques. Première réponse simple pour évacuer les extrêmes : la presse n'est pas systématiquement et totalement contre le cinéaste, tout comme le public ne répond pas à chaque fois à l'appel de ses films.

 

Photo Luc BessonLuc Besson sur le tournage de Valerian

 

LE PUBLIC AIME BESSON : OUI, MAIS....

L'idée fondatrice derrière cette soi-disant haine des critiques est le fameux fossé entre la presse et le public. La presse mépriserait le cinéma de pur divertissement, mépriserait la réussite des français surtout lorsqu'ils jouent dans la cour hollywoodienne, et serait élitiste : Luc Besson serait donc l'antéchrist.

Parce qu'il a cofondé EuropaCorp, véritable usine plus connue pour ses films d'action (Taxi, Taken, Le Transporteur, Revolver, Banlieue 13) que ses œuvres d'auteur soutenues par la presse intello (Trois enterrements, À l'origine, Villa Amalia), Luc Besson a été adopté par de nombreux spectateurs, devenant le symbole du cinéma à grand spectacle qui rassemble dans les salles. 

Mais le public français ne se déplace pas en masse à chacun de ses films, par principe. Il va voir Bruce Willis dans Le Cinquième Elément (7,7 millions d'entrées), ou Scarlett Johansson dans Lucy (5,2 millions d'entrées), mais n'a pas été plus emballé que ça par Robert De Niro et Michelle Pfeiffer dans Malavita (958 000 entrées).

 

Photo  Scarlett JohanssonScarlett Johansson dans Lucy, carton mondial

 

Le Grand Bleu (9 millions d'entrées) a rassemblé de manière extraordinaire, mais la trilogie Arthur et les minimoys n'a pas convaincu sur la durée : 6,3 millions d'entrées pour le premier, puis 3,9, puis 3,1, loin d'un schéma de réussite pour une franchise. Le phénomène du film aquatique a permis au documentaire Atlantis d'intéresser un million de personnes en 1991, mais lorsque Besson raconte la vie d'Aung San Suu Kyi dans The Lady, moins de 500 000 spectateurs se déplacent. 

Le réalisateur a vite trouvé son public avec Subway (2,9 millions d'entrées), Nikita (3,7 millions) et Léon (3,5 millions), mais sa superproduction Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec n'a pas attiré beaucoup plus que 1,6 million de curieux. En 1999, Jeanne d'Arc avec Milla Jovovich ameute 2,9 millions de personnes, mais le comeback du cinéaste en 2005 avec Angel-A, filmé en noir et blanc avec la superstar Jamel Debbouze, se contentera d'environ 843 000 curieux.

Valerian et la Cité des mille planètes a lui été un bide dans plusieurs territoires, mais a été bien accueilli en France : plus de 4 millions d'entrées. Pas assez pour rééquilibrer les comptes, vu le budget pharaonique du film (pas loin de 200 millions d'euros). Reste à voir quelle carrière aura Anna, qui a relativement bien démarré à Paris.

 

Photo Sasha LussSasha Luss avant Anna

 

Bien sûr, même le plus mauvais score de Luc Besson au box-office ferait pâlir nombre de réalisateurs ignorés du public - et parfois soutenus par la presse, histoire de nourrir la chose. Mais l'intérêt très variable du public pour ses films, qui passent d'un genre à l'autre, montre une chose simple et évidente : les spectateurs n'ont pas un attachement absolu au réalisateur, et ne se déplacent pas en salle sur son simple nom. Ils vont voir des films, des acteurs (hollywoodiens), des aventures qui promettent des sensations fortes. Quitte à bouder ce qui ne les inspire pas.

Il sera par ailleurs amusant de noter que le nom de Besson est par exemple plus associé à la série des Taxi (dont il n'a réalisé aucun épisode : il est scénariste et producteur des quatre films, et du Taxi 5 attendu en 2018), qu'à certaines de ses réalisations moins populaires.

 

Image 472921Madre mio, le public m'a tué

  

LA CRITIQUE DÉTESTE BESSON : PAS VRAIMENT NON

L'idée que Luc Besson est détesté par la presse est née avec Le Grand Bleu en 1988. Avant ça, un parcours exemplaire : propulsé sur le devant de la scène avec son premier film Le Dernier Combat en 1983 (prix spécial du Jury à Avoriaz, prix spécial de la critique au Festival international du film fantastique de Bruxelles, nomination au César de la meilleure première œuvre), il s'envole avec Subway en 1985 (13 nominations dont 3 prix aux César, succès public : équation idéale). Bref, Besson est totalement adopté par le système.

Lorsque Le Grand Bleu est présenté en ouverture du Festival de Cannes (honneur remarquable pour un troisième film), une partie de la salle le hue. Ce n'est ni le premier ni le dernier à vivre ça (Antonioni, James Gray, Tarantino ou encore Sofia Coppola y sont passés). Mais Besson l'a mal vécu et s'en est défendu à la télévision : « J'ai 28 ans, je n'ai fait que trois films. Je suis un bambin dans le cinéma. J'apprends mon métier. Il ne faut pas que les critiques, qui ont entre 30 et 50 ans, me tapent dessus comme ça. C'est pas très sympa ». Il expliquera ensuite qu'un événement personnel a logiquement joué dans son émotion : deux jours après la projection, sa fille subit une importante opération programmée. 

 

Photo Jean-Marc BarrComment éviter l'odeur des méchants critiques

 

Intéressant néanmoins de constater que le cirque cannois cache la vérité : à sa sortie en salles (simultanée avec la présentation à Cannes : pas de veste retournée donc), Le Grand Bleu a été bien reçu par la critique, même la plus soi-disant élitiste et anti-cinéma populaire. Et même ceux qui trouvaient le film bancal, imparfait, voyaient clairement la valeur du cinéaste.

« Luc Besson ne prend pas le risque de vouloir en mettre plein la vue au spectateur. Il préfère varier le bleu (…), fabriquant un matelas profond sur lequel le spectateur pourra rêver. (...) Il existe une planète Besson et cette planète va éclipser le cinéma français (voire mondial, Besson voulait ouvrir le festival et ne pas y venir, dit-on) » (Les Cahiers du cinéma)

« Très beau, inclassable et déconcertant, qui se penche autant sur l'amour des dauphins que sur le vertige intérieur de son plongeur métaphysique » (Le Monde)

« Bon film spectaculaire et prenant » (Positif) 

« Et si le Grand Bleu était, tout simplement, un beau film ? » (Libération)

Bref : Le Grand Bleu est très loin d'avoir été tué par la critique, bien au contraire. Tout au plus a-t-il été frappé par le syndrome cannois de la presse (internationale) exigeante et de l'hystérie cannoise, le temps d'une soirée. Rien qui ne justifie donc l'étiquette d'un Besson détesté et détruit à Cannes.

 

NikitaAnne Parillaud dans Nikita

 

1990 : Nikita. Après le triomphe du Grand Bleu (9 millions d'entrées, six nominations aux César dont meilleur film et réalisateur), la critique est plus partagée, et le public sera moins présent (3,7 millions d'entrées). Libération et France-Soir aiment. Les Cahiers du cinéma, Positif et Le Monde aiment moins. Le thriller récolte neuf nominations aux César, et Anne Parillaud remporte le prix de la meilleure actrice. Difficile alors de considérer que Luc Besson est méprisé par les élitistes quand il affronte Jacques Doillon, Patrice Leconte ou encore Jean-Paul Rappeneau pour la statuette du meilleur réalisateur (ce dernier l'aura, pour Cyrano de Bergerac).

1994 : Léon. La critique est tiède : beaucoup s'accordent à dire que le film est efficace, mais manque de nuances. Libération sent le désir de « cibler large, à coups de concepts visuels », Les Cahiers du cinéma regrette une trop forte impression de « déjà vu », Positif voit majoritairement « une superproduction américaine banale ». Là encore, le public est à peu près d'accord : avec 3,5 millions de spectateurs en France, Léon est loin de recréer l'engouement du Grand Bleu. Mais avec sept nominations aux César (dont meilleur film et réalisateur, encore), Besson confirme sa place, toujours soutenu par le milieu.

1997 : Le Cinquième Elément. Les Cahiers du cinéma publie une critique positive, à la fois charmée et désarçonnée par un spectacle « mi-insipide, mi-agréable, mi-grandiose ». Le Monde salue un spectacle « filmé avec une vivacité, un sens du show et assez d'humour pour que, côté montagnes russes, on s'amuse bien et de bon cœur », et Télérama valide « un divertissement survitaminé, héroïque et léger ». Positif regrette que « tout a été vu ailleurs en mieux ». Pas de consensus et de cri au génie, mais une revue de presse loin d'être assassine. 

 

Photo Le Cinquième ElémentMilla Jovovich dans Le Cinquième Element

 

1999 : Jeanne d'Arc est particulièrement bien accueilliStudio Magazine, Le Monde, Le Parisien, Le Point, L'Express, Libération, Première et Le Figaro publient des critiques très positives. Le Nouvel Observateur parle d'une « mise en scène énergique, avec batailles spectaculaires et combats formidables ». Besson est à nouveau nommé au César du meilleur réalisateur, parmi plusieurs nominations prestigieuses. Là, le public est moins conquis : moins de 3 millions d'entrées, un chiffre similaire à son Subway.

2005 : Angel-ALe retour de Besson avec un petit film en noir et blanc ne convainc ni le public ni la critique. Environ 843 000 personnes se déplacent pour voir un film que Les Inrocks, Libération, Mad Movies, Positif, Télérama et Studio Magazine trouvent raté. Pas de consensus assassin néanmoins : Première y voit un film « étonnamment riche », Le Parisien y va de son « magnifiquement filmé en noir et blanc », et Le Figaroscope applaudit une œuvre « en noir et blanc classique, tout simple dans sa forme, mais profond ».

 

photo, Rie RasmussenMême là, une fille et des flingues

 

2010 : Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec, succès moindre en salles vu les ambitions, récolte des critiques divisées. Le Parisien, Les Inrocks, Libération, Positif aiment beaucoup ; Le Monde, Le Figaroscope, L'Express, Télérama aiment plutôt ; Mad Movies et Les Cahiers du cinéma, pas du tout.

2011 : The Lady est moyennement apprécié. Bien reçu par Le Parisien, Le Figaroscope, Le JDD ; un peu moins par Les Inrocks, Première, Télérama, Le Monde, Positif ; descendu par L'Express, Les Cahiers, Studio et Libération

2013 : Malavita récoltera quelque chose dans le même genre. Comme The Lady, la critique est très moyenne, et le public ne se déplacera pas en masse.

 

Image 651446Malavita n'a pas eu besoin de la critique pour finir en cendres

 

2014 : Lucy, qui aurait tout à fait pu être tué par la critique élitiste. Sauf que non : une bonne partie de la presse valide le spectacle, à défaut de le trouver entièrement satisfaisant ou réussi. 

« Au milieu de cette série B friquée, fonçant à toute allure pour ne pas être prise en flagrant délit d’inconséquence, surnage cependant un second film passionnant, mené par Scarlett Johansson » (Les Inrocks)

« Que Luc Besson continue à filmer des poursuites, des complots et des règlements de comptes. Il est fait pour ça et c'est l'un des rares, en France, à le réussir aussi bien. Mais surtout, surtout, surtout, qu'il évite de penser. » (Télérama)

« On peut toujours essayer de sauver quelque chose chez Besson, par exemple cette sorte de panache qu’il met à filmer des héroïnes terrassant des hommes plus faibles qu’elles » (Les Cahiers du cinéma)

« On ne saurait nier que le cinéaste donne à son public en pâmoison exactement ce que ce dernier attend, même si la surprise est quelque peu éventée: "Lucy" est tout à fait ce qu'il espère . (Positif)

 

Photo Scarlett JohanssonDémunie face à la presse pas si méchante que le veut la légende

 

Et l'explication est probablement là : ces commentaires sur les limites du cinéma de Luc Besson. Le réalisateur a été soutenu et parfois encensé par la critique, a été salué par la profession et le public à de nombreuses reprises, mais à mesure que son cinéma a glissé vers le mainstream pur, la presse n'a pas manqué de signaler ses défauts systématiques. Ce qui aura certainement été perçu comme de la condescendance et du mépris par les fans de Besson ou les haters de la critique. Étant donné que le cinéaste a globalement été soutenu par la presse (même la plus intello et élitiste), loin du mythe d'un homme haï par l'assemblée, c'est la meilleure explication.

En 2017, Valerian et la Cité des mille planètes a relancé de plus belle le débat sur le réalisateur le plus détesté par la presse, d'autant que le statut unique du blockbuster made in France a pesé dans la balance - pour l'argument du rejet d'une réussite comme celle de Luc Besson. Sauf que là encore, le film a récolté des critiques mitigées, mais pas du tout assassines.

Le Figaro ressort de la séance « avec des ailes aux pieds, sachant que cette œuvre hors du commun, qui innove à chaque scène, est l'antiblockbuster américain ». Télérama parle d'un grand « spectacle hors du commun ». Première, d'un « geste de cinoche démesuré, mégalo, sincère et unique, qui porte la marque de son auteur à chaque plan, pour le meilleur comme pour le pire ». Même les grands méchants Inrocks publie une critique bienveillante, pointant du doigt des défauts, mais également des scènes folles.

Anna est toutefois l'un des films les plus mal reçus par la critique française. Mais même là, Télérama trouve une raison de rester bienveillant en parlant longuement de la révélation Sasha Luss.

Bref : parler d'une critique qui déteste Besson, c'est au minimum caricatural et simplifié à l'extrême ; voire totalement faux sur pas mal de cas.

 

Photo Michelle Yeoh, Luc BessonLuc Besson sur le tournage de The Lady 

 

BESSON N'AIME PAS LA PRESSE : NON, MAIS...

En revanche ou en conséquence, la presse est traitée de manière spéciale dans le royaume de Besson. L'accès aux projections est compliqué, voire impossible pour certains médias susceptibles de ne pas aimer le film. Ceux qui ont la carte du club pourront en parler, et la promo passera par les grands médias et les plateaux télévisés, donnant ainsi l'impression que la couverture médiatique est normale, ouverte, et positive - une manœuvre qui n'est pas propre à EuropaCorp, les studios hollywoodiens étant experts en la matière.

La question n'est pas de réclamer un droit d'entrée aux projections et donc aux interviews, ou se venger d'un faux privilège retiré aux critiques, mais de mettre en valeur le problème de ce fonctionnement : car le principe n'est pas de fermer l'accès aux médias, mais de sélectionner afin de contrôler la parole. Si personne ne parle du film, le public risque de ne pas savoir qu'il existe. Si tout le monde en parle, la revue de presse risque de ne pas être totalement positive. En revanche, si la chose est maîtrisée, avec un tri, le public entendra alors une parole claire, agréable, qui donnera l'illusion d'une presse enthousiaste, quasi unanime. 

Il faudra alors attendre la sortie du film en salles pour qu'il aille vérifier par lui-même, parfois trop tard, tandis que la presse privée d'accès ira elle aussi rattraper le film. Là encore, pas d'enfant gâté qui râle, mais le constat d'un fonctionnement éventuellement problématique en plus d'un travail qui devra être fait dans l'urgence afin de couvrir la sortie. D'autant que le public avisé n'est pas dupe, et capte vite ces signaux qui ont tendance à être associés à un film fragile - alors que ce n'est pas systématiquement le cas.

   

Photo Cara Delevingne"Chère presse : nous venons en paix, soyez gentils"  

 

LA PRESSE DÉTESTE BESSON : OH QUE NON

Luc Besson est reçu au JT de TF1, se retrouve en couverture des grands magazines, et ce en dehors d'un box-office qui lui offre parfois encore plus de couvertures médiatiques. Bref : le réalisateur est loin d'être un paria.

Bien sûr, une telle présence médiatique a aussi ses côtés négatifs. Sa vie privée a longtemps été un sujet de discussion, et ses activités de businessman lui valent des articles parfois peu glorieux, notamment lorsqu'une enquête est ouverte sur les financements d'EuropaCorp. Côté créatif, Besson a plusieurs fois été poursuivi pour plagiat - John Carpenter a gagné après avoir accusé Lock Out d'être une copie de New-York 1997Colombiana a été attaqué par une société de production du Bangladesh.

Mais dans tous les cas, que le film soit une réussite ou une déception, avant même qu'il ne soit un phénomène ou un petit flop, Luc Besson bénéficie par principe d'une forte présence sur la scène médiatique, et ce depuis le début de sa carrière de jeune prodige reconnu par les César - eux aussi accusés d'être élitistes et coupés des goûts du public. Son statut d'égérie du cinéma français à l'international et de businessman surpuissant avec EuropaCorp étant communément admis, le cinéaste est très loin d'être l'homme à abattre pour la presse.

Et il n'y a qu'à voir les nombreuses réactions sur le silence institutionnel des médias autour des graves accusations contre Luc Besson, pour voir que l'idée d'une haine de la presse est peu crédible.

 

photo, Sasha LussMême pas mal

 

La critique a-t-elle un problème avec Luc Besson ? Non : elle a soutenu et salué son travail à de multiples reprises. Est-il pour autant vénéré, protégé, intouchable ? Absolument pas.

Pas plus que n'importe quel autre cinéaste, qui divise la presse et le public, enchaîne un succès phénoménal et un film moins vu et apprécié. En plus de 30 ans de carrière, Besson a récolté des éloges et des critiques assassines, a conquis le public ou l'a laissé indifférent. Rien de spécial à signaler donc.

En revanche, Luc Besson jouit certainement d'une puissante position sur la scène médiatique, conséquence d'une filmographie en grande partie populaire et d'une carrière de premier plan, comme réalisateur, scénariste, producteur et business man. Une place à double tranchant, qui lui offre une couverture médiatique énorme à chaque film, et attire naturellement plus d'attention et donc de critiques, d'analyse, d'interrogations et de questions. Régulièrement reconnu aux César et à l'international, il n'a toutefois rien d'un marginal rejeté par le milieu ou les fameux intellectuels.  L'étiquette du sale gosse antisystème qui trace sa route envers et contre tous est donc un brin artificielle, et participe d'un storytelling nourri par tous.

Mais une chose est certaine : qu'il soit aimé, détesté ou ignoré, Luc Besson est une personnalité incontournable.

 

Dossier publié en juillet 2017 et mis à jour en juillet 2019

 

photo, Luc BessonLuc Besson sur le tournage d'Anna

commentaires

jhudson
05/08/2019 à 23:23

La presse française ne le déteste pas autant qu'on le dit.

Les sérieux accusations harcèlements et autres dont il a été l'objet ces derniers mois , cette presse n'en a quasiment pas parlé, par contre la presse étrangère l'a fait .

Donc Besson peux dire merci a cette presse.

Telparion
05/08/2019 à 09:41

En lisant ces one-lines sur ce que dit la presse imprimée du cinéma, on réalise que tous ces gens sont réellement, finalement, et complètement, à côté de la plaque. Et ce tout du long.

dan
27/07/2019 à 04:38

Besson.le meilleur sans acun doutes.chacun de ses films est envoutant

Bah pinaise....
25/07/2019 à 18:01

Y en a ici qui ont vraiment la dent dure contre Besson, un des rares bons reals a être reconnu a international...
Les beaufs c est vous, des rageux bons a rien mis a part cracher votre fiel contre un mec qui ne lira jamais vos " pamphlets " pathétiques.
On se demande qui seront les premiers a lui faire reluire le chibre quand il fera de nouveau des chiffres corrects au BO même avec un film moyen. On est pas la France pour rien hein, que des génies critiques, chromeurs mais critiques qd même ;)

Le Waw
14/07/2019 à 10:53

Besson avait tout au début des 80's pour devenir un vrai réal singulier avec son style. SUBWAY est à mon sens un chef d'œuvre. NIKITA et LE GRAND BLEU, sympa. Après la cata à démarré si Léon a de bons passage ce film est complètement tordu voir malsain. Puis c'est la chute inexorable vers la baufitute, le médiocre et un cinéma qui si il était de la musique serait comparable à du Jul. Vivement qu'il disparaisse du paysage ou qu'il se fasse une sérieuse remise en question. Valerian avait un petit quelque chose mais si mal casté et écrit. Et dire qu'il s'apprête à revioler cette pauvre Adele Blanc sec. A moins que ce coup ci la bede soit respectée.

dssdffvddf
14/07/2019 à 09:46

Besson-Snyder mleme combat
La critique prefere les production fade et deja vu ,ou les film niaiseux de wes anderson

Thierry
14/07/2019 à 07:34

Remarque d'ordre général :)) : il est extrêmement étrange que la quasi-totalité des films français ne soit JAMAIS doublée en anglais, ne serait-ce qu'au moins avec des sous-titres en anglais. C'est un point symptomatique qui en dit long à propos de la fatuité de la sphère filmique made in France. Comment voulez-vous rayonner et parler au mond entier si vous ne faites pas l'effort élémentaire de parler les langues étrangères. Une combinaison ici de ridicule et d'inquiėtante bêtise. Et cela dure depuis toujours. D'autant plus ridicule et imbécile quand nous savons que ce travail de doublage est de plus en plus facile et toujours plus automatisé. Comme si ces gens ne voulaient pas doubler, ou tripler ou quintupler et plus encore leur chiffre d'affaire. Le détail qui tue. Huh.....

fumq
14/07/2019 à 01:03

J'ai visionné quelques uns de ses films, ça se regarde sans plus, c'est pas indigeste mais un type qui bénéficie du bonne hype ( mème si il perd un peu de sa superbe ), devrait avoir au moins un film dans sa filmo pour faire consensus. C'est un peu notre Roland Emmerich, des évènements plus que des films, mais passer ce moment, il ne reste que de vagues souvenirs. Pour moi, aucun de ses films ne passent l'épreuve du temps. Besson est un bon faiseur, il ne lui manque pas grand chose pour devenir un grand réalisateur. Peut être qu'avec le temps, quand il sera moins dépendant à vouloir contenter tout le monde, il nous pondra des films qui impriment la rétine à jamais.

Renton
14/07/2019 à 00:01

Il tente et s'essaie à tous les styles, qui fait ça en Gaule?
Forcément des loupés, mais des réussites magnifiques....Pour moi il ne fera jamais mieux que Subway...
Anglade, Galabru, Réno, Adjani, Bacri et Lambert, un cast dirigé de main de maitre...

Luigi
13/07/2019 à 22:53

Besson sait tenir une caméra ,c'est certain le problème c'est que ce qu'il filme est indigent! Le seul film que j'ai apprécié de lui c'est Nikita qui trouvait son inspiration dans le neo-polar hk .Le 5 élément ?parodie SF!Lucy ?boubliblougla métaphysique !Sans parler de ses productions WESHcorp...Je préfere un mec comme Christophe Gans qui filme sans cynisme et prétention .

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